histoire condensée du shotokaï
Nous devons à Maître Funakoshi Gishin la popularité actuelle et mondiale du karaté. En effet, c’est dans l’archipel des Ryu-Kyu (aujourd’hui préfecture d’Okinawa) qu’a été enseigné oralement et pendant des siècles un art de combat à mains nues, sommairement nommé la boxe chinoise ou kenpo. Les karatékas pratiquaient confidentiellement et les techniques n’étaient transmises que verbalement et dans le plus grand secret de maître à disciple.
Ce n’est que à l’aube du vingtième siècle que Maître Funakoshi, invité à Tokyo pour faire une démonstration de son art, s’y installa sur les conseils de diverses autorités, pour y répandre alors le karaté dans le reste du pays.
Après des débuts difficiles, les bienfaits du karaté s’imposèrent à tel point que le gouvernement en rendit l’enseignement obligatoire dans les écoles, puis à l’armée et dans la police.
Maître Funakoshi codifia alors son enseignement du karaté-do (littéralement la voie de la main vide) et fit paraître divers ouvrages.
Il eut bien sûr plusieurs disciples, dont son fils Gigo, qui poursuivirent l’œuvre du fondateur. Ces maîtres eux mêmes, tout en gardant l’esprit du Senseï (maître) introduisirent différentes formes de techniques en fonction de leurs approches personnelles. C’est ainsi que de nos jours nous pouvons trouver différents styles de karaté.
Parmi ces Maîtres, Senseï EGAMI développa un style dont les caractéristiques sont des positions très basses et une recherche permanente de la fluidité des mouvements. C’est le karaté-do Shotokaï.
Son disciple, MURAKAMI Tetsuji est venu en France au début des années 1970 pour y enseigner son art et y est resté jusqu’à sa mort en décembre 1987.
C’est après son décès qu’a été crée en 1988, par quelques uns de ses élèves, dont Adam PRINCE, l’IKDS (International Karaté Do Shotokaï) afin de perpétuer l’enseignement du maître.
Aujourd’hui encore, l’IKDS poursuit cette mission à travers ses clubs affiliés, en France et à l’étranger, dont le Zanshin-Kan de TRILBARDOU.
Grâce à l’enseignement de Jean-Marie VANDEGOOTEN, élève de senseï PRINCE, 3° dan et instructeur fédéral, les techniques ancestrales du karaté mais aussi la recherche du dépassement de soi, de l’harmonie intérieure et de l’humilité nous sont transmises conformément à la tradition.
« C’est la recherche d’une efficacité plus grande encore qui nous permettra de nous connaître et lutter contre nos défauts, de connaître les autres et de les aimer, d’atteindre une unité intérieure et de la projeter vers l’univers extérieur. Peut-être, ainsi, contribuer, à notre manière, à la paix et à la vie. »
Tetsuji MURAKAMI.
